En 2100, le niveau de la mer pourrait gagner 1,20 mètre de hauteur aux Pays-Bas selon le rapport de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas (KNMI) publié le 25 octobre dernier. La situation est pourtant déjà critique puisque 60 % du territoire est concerné par des inondations fréquentes. Le problème existe néanmoins depuis de nombreuses années étant donné qu’une partie du pays se situe en dessous du niveau de la mer et de nombreuses digues et barrages ont déjà été construits. Néanmoins, cela ne suffit plus pour faire face à la montée des eaux accentuée par le dérèglement climatique. Les Pays-Bas ont alors choisi d’adopter une nouvelle stratégie : cesser de combattre l’eau et la laisser pénétrer dans les terres.
Dans cette optique, la ville de Rotterdam a pris l’initiative de créer des « Waterplein » (place de l’eau) comme celle de Benthemplein. Imaginée par De Urbanisten, un bureau innovant pour la recherche urbaine, le design et le paysage, elle regroupe trois piscines qui se remplissent quand il pleut et peuvent être utilisées comme zones de loisirs quand elles sont sèches. Skateboard, scène de spectacle, basket-ball, volley-ball, les possibilités sont multiples.

Source : www.urbanisten.nl

Un jardin éponge a aussi été implanté par l’entreprise à titre expérimental. Son but est d’étudier différents types de sols et végétaux afin de tester leur capacité à éponger l’eau et à la rejeter progressivement dans les sous-sols.
Par ailleurs, la ville d’Amsterdam a choisi de développer des quartiers flottants comme celui de Schoonschip dont l’achèvement est prévu à la fin de l’année. Durable, il regroupe 30 bâtiments d’habitation pouvant accueillir jusqu’à 46 foyers. Les maisons sur l’eau permettent ainsi de faire face au manque de place actuel aux Pays-Bas et sont éventuellement une future solution à la montée des eaux en Europe.
